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Chapitre Au Service du Pays: L'Apport des Canadiens Ukrainiens à l'Effort de Guerre du Canada Marian Lach Brigadier Général Isidore Popowych, OMM, OSJ, CD Victor Pergat, CD
Par le travail et l'instruction, plusieurs, parmi les Ukrainiens qui sont arrivés ici
sans le sou, ont réussi dans différents domaines, que se soit a niveau gouvernemental,
en affaires, dans le monde juridique ou académique ou dans d'autres sphères, contribuant
ainsi non seulement au développement de leur propre communauté, mais bien à celle du
pays tout entier. Cependant, ce n'est qu'en temps de crise, et plus particulièrement en
temps de guerre, qu'il est vraiment possible d'évaluer la loyauté et la dévotion des
gens. Ici aussi, les Ukrainiens ont répondu à l'appel.
Depuis la Guerre des Boers 1 jusqu'à la Guerre du Golfe, les Canadiens-ukrainiens ont
toujours participé aux efforts de guerre du Canada. Environ 10,000 Ukrainiens ont rejoint
les rangs de l'Armée canadienne pendant la Première Guerre mondiale. L'un d'entre eux,
Philip Konowal, s'est même vu décerner la "Victoria Cross", la plus haute
distinction militaire de l'Empire britannique. Lors de la Deuxième Guerre mondiale, cette
participation de la communauté ukrainienne du Canada fut quadruplée alors que 40,000
hommes et femmes servirent dans l'armée, dans l'aviation et dans la marine canadiennes et
les Ukrainiens du Canada pouvaient s'enorgueillir d'avoir un taux d'enrôlement qui
était, toutes proportions gardées, plus élevé que celui de la population canadienne en
général.
La participation militaire des Ukrainiens aux opérations militaires du Canada se
poursuit d'ailleurs aujourd'hui, en temps de paix, alors que plusieurs d'entre eux servent
au sein des Forces armées canadiennes.
Notes:
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Il nous faut raconter ici une anecdote particulièrement révélatrice, qui nous vient du temps de la Guerre des Boers. A leur arrivée au pays, les Ukrainiens, tout comme d'autres immigrants d'ailleurs, ont souvent dû faire face à une attitude chauvine de la part des Canadiens qui se trouvaient déjà au pays. A la fin du siècle dernier, 1'opinion publique canadienne était peu généreuse à l'endroit des nouveaux arrivants. Plusieurs étaient d'avis qu'ils ne parviendraient jamais à s'intégrer au sein de la population canadienne et que le Canada ne pourrait compter sur eux, en temps de guerre. A l'amorce de la Guerre des Boers, un article fut publié à cet effet dans les pages du quotidien manitobain, le Dauphin Press. Or, quelle ne fut pas la surprise des éditeurs, lorsqu'un dénommé L. Cohen se présenta à leurs bureaux, le 3 novembre 1899, en disant qu'il venait de la part d'une vingtaine de ses compatriotes galiciens qui étaient prêts à se battre pour la Reine et à s'enrôler sur le champ. Dans un éditorial publié le même jour, le journal fit mention de l'incident, disant que par ce geste, ces immigrants avaient bel et bien réfuté les accusations lancées par certains à leur endroit. (V.J. Kaye, Ukrainian Canadians in Canada's Wars, à la page 9). |
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